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Expérience

Société   //   Inde

Depuis l’ouverture de son économie, l’Inde a connu des bouleversements majeurs. Avec l’essor de la classe moyenne urbaine, le poids des traditions s’est estompé pour laisser place à une relative occidentalisation des mœurs. Que ce soit dans les allées ombragées des jardins moghols ou les alcôves sombres des bars de la capitale, la jeunesse indienne goûte aux jeux de l’amour. Pourtant, le mariage arrangé reste la norme. 

En se baladant dans les allées ombragées du Lodhi Garden, un des parcs les plus fréquentés de New Delhi, une scène se répète à chaque bosquet : un jeune couple, profite d’un rare moment d’intimité pour s’enlacer tendrement à l’abri des regards inquisiteurs des promeneurs. Une scène qui, en Inde, s’apparente à de l’exhibitionnisme. Le simple fait de se tenir par la main dans un lieu public entraîne la réprobation des passants et peut parfois pousser la police à questionner les imprudents qui feraient preuve d’une telle audace. Avec à la clé la menace ultime : celle de prévenir les parents du couple, qui ne manqueraient pas de condamner leur progéniture. Difficile alors dans ces conditions d’entretenir une relation amoureuse. La jeunesse de Delhi doit faire preuve d’une imagination sans limite pour vivre le grand amour en dehors des liens sacrés du mariage. L’importance du mariage conditionne encore toute la vie sentimentale des jeunes adultes indiens. « Bien que je n’aie que 27 ans, mes parents me demandent tous les jours quand je compte me marier », confie Surabhi. Responsable du marketing digital pour une start-up indienne, elle travaille pour être indépendante financièrement mais doit tout de même composer avec une forte pression familiale et sociale lorsqu’il s’agit de son intimité. « Je suis restée en couple pendant quelques années avec Salim, mais lui étant musulman et moi hindoue, nous savions dès le début de notre relation que nos parents n’accepteraient jamais notre union » continue-t-elle ; l’année dernière, ils ont en effet dû se séparer. Salim a finalement accepté un mariage arrangé et Surabhi a donné son accord pour que ses parents lui présentent de potentiels prétendants. « Les mariages arrangés restent toujours la norme pour la société indienne, explique-t-elle, même si aujourd’hui, les enfants ont le choix de refuser ou d’accepter un partenaire ».

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Article complet au format papier dans Mayonèz Mag No.2. Retrouvez tous les aperçus d’articles de Mayonèz Mag dans la section Archives.

Texte : 
William de Tamaris

Illustration: 
Christine Blasselle

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