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Expédition en pays virtuel : où commence la science-fiction ?

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Qu’il ressemble à l’oasis du film Ready Player One de Spielberg, ou à la Matrice de la tétralogie des sœurs Wachowski, le métavers de demain anime aujourd’hui les ambitions des géants de l’Internet. Entre réalité virtuelle et réalité augmentée notre cœur balance, mieux vaut l’avoir bien accroché, pour affronter les vertiges métaphysiques d’un univers de science-fiction cyberpunk en train de devenir réel. Embarquement pour un voyage sans pilote automatique, dans la toile numérique de l’« hyperréalité ».

Voyage dans une nouvelle mégalopole virtuelle : le « métavers »

Apparu pour la première fois en 1992 dans Le samouraï virtuel, œuvre de science-fiction de l’auteur américain contemporain Neal Town Stephenson, le métavers désigne un monde parallèle mêlant réalité virtuelle et réalité augmentée. Dans l’univers de la littérature cyberpunk, il se superpose souvent à un monde réel apocalyptique. Refuge, rêve partagé ou piège tentaculaire pour nos consciences, le métavers pourrait bien être l’Internet du futur… C’est du moins l’ambition de plusieurs géants de la toile, tels que Baidu en Chine, Apple, ou encore Facebook, qui vient prophétiquement de se renommer Meta. Pourtant, si les différents poids lourds économiques et technologiques font chacun cavalier seul dans la course au métavers, il sera collaboratif ou ne sera pas. Car sa définition même exclut son morcellement en différentes applications propriétaires. Il ne peut y avoir plusieurs métavers, puisque celui-ci désigne justement l’interconnexion de toutes les réalités virtuelles et augmentées qui s’offrent à nous.

Aujourd’hui, lorsque nous sortons de notre espace numérique de travail pour faire un apéro visio ou des achats en ligne, pour nous glisser dans la peau de notre avatar et entrer dans notre jeu MMORPG préféré, ou encore pour assister au concert virtuel psychédélique d’une star internationale, nous devons changer d’application, sortir d’un univers pour entrer dans un autre. Le métavers incarne la promesse de passerelles transparentes et immersives entre ces différents environnements, pour construire une réalité virtuelle unique. Dans cette simulation sans frontière, il sera possible de conserver le même avatar pour franchir les mille et unes portes de mondes ludiques ou culturels, professionnels ou commerciaux, conviviaux ou désertiques. Changer d’espace ne consistera plus à fermer une fenêtre logicielle mais à déplacer notre avatar dans un labyrinthe infini.

Dans son film Ready Player One, sorti en 2018, Steven Spielberg repousse nos limites technologiques en matière de réalité virtuelle, pour proposer à ses personnages une immersion fictive des plus réalistes. Casque, lunettes, gants et combinaison haptiques ou encore tapis multidirectionnel, permettent aux personnages de conduire une DeLoreane, de devenir des prodiges des arts martiaux, de ressentir l’impact d’une balle et même la délicatesse d’une caresse. Dans l’univers de Spielberg, le monde réel est transformé en décharge à ciel ouvert et l’oasis du virtuel exerce dès lors un pouvoir d’attraction irrésistible. Jeux vidéo grandeur nature côtoient des paysages paradisiaques et des lieux de distraction psychédéliques, pour servir de théâtre à celui que nous avions toujours rêvé d’être.

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Article complet au format papier dans Mayonèz Mag Nº7. Retrouvez tous les aperçus d’articles de Mayonèz Mag dans la section Archives.

Texte : 
Anaïs Soubeyran

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UN PAS DE CÔTÉ DANS LES MÉTROPOLES DU MONDE

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